Une start-up sans babyfoot ni table de ping-pong ? Voici à quoi ça ressemble.

3 septembre 2019

Utilisateurs, famille, amis, start-ups, banques… Cela peut paraître étrange, mais à chaque fois, tous sont surpris d’apprendre qu’on n’est « que » 70 personnes à travailler chez Lydia, à Paris. On n’imagine pas qu’aussi peu de personnes peuvent développer, faire connaître et faire grandir une application mobile utilisée par 2,5 millions de personnes. Alors, on a décidé de vous montrer l’envers du décor.

Pour la première fois, on vous fait passer la porte de nos bureaux. « Spoiler » : vous ne verrez ni table de ping-pong, ni PS4. 

Tout commence par la porte d’entrée 🚪

Qu’on vienne à pied ou en métro, la journée commence par une vue exceptionnelle sur la Porte Saint-Denis (métro Strasbourg Saint-Denis), en plein coeur de Paris. Il est généralement 9h15 et, à cette heure-là, le quartier est très animé : les grossistes ouvrent leurs boutiques un café à la main, les vélos et trottinettes zigzaguent entre les voitures. Rue d’Aboukir, où se situent les bureaux de Lydia, les camions déchargent leur livraison et les travailleurs s’affairent à transporter de lourds rouleaux de tissus.

Voici la sublime porte Saint-Denis telle que nous la voyons matins et soirs, 5 jours sur 7.

Ici, pas de grand panneau « Lydia » ni de somptueux hall d’accueil, comme on peut en trouver sur les Champs-Élysées.

Pour accéder aux bureaux, il faut franchir une petite porte noire coincée entre deux immeubles, longer un couloir étroit et sombre, puis emprunter un vieil escalier en bois. Impossible d’imaginer que 70 personnes travaillent quelques étages plus haut.

9h30 : Bienvenue dans la « fourmilière Lydia » 🐜

Il suffit pourtant de pousser une porte, pour, d’un coup, se retrouver baigné dans une lumière d’une clarté aveuglante. Des écrans noirs, des claviers noirs et des souris noires trônent magistralement sur des dizaines de bureaux blancs mis en rangs d’oignons, eux-mêmes solidement posés sur un vieux parquet massif.

Le tout, au milieu de murs blancs. Le rendu est minimaliste et parfaitement géométrique. Rien ne dépasse, à part quelques câbles. La photo Instagram idéale.

On accède aux bureaux en montant des escaliers, en ouvrant plusieurs portes, en traversant d’autres bureaux : une vraie fourmilière. Ici, pas de babyfoot, de table de ping-pong ou de PS4 : l’ambiance est calme et studieuse.

Sourcils froncés, casque sur les oreilles, on jongle entre des outils comme Slack, Front, Notion et Bitbucket. On tape sur son clavier, on analyse un graphique, on prend des notes, on échange sur un projet, puis on prend un moment pour réfléchir, on regarde par la fenêtre…

Soudain, comme un toc, on saisit son téléphone et on interpelle un collègue. On lui envoie 1 €, il/elle nous renvoie 1 €, on prend des captures d’écran, on « tap », on « drag », on « hold », on « swipe » à droite, on « swipe » à gauche, on revient à l’écran d’accueil, on fait une pause, puis on recommence.

Au premier étage, les développeurs s’activent sur leurs claviers, visualisent leur travail en temps réel sur des dizaines de téléphones, testent leur code, font essayer leur nouvelle fonctionnalité à des collègues, improvisent une réunion entre deux bureaux pour parler « code », puis reviennent à leur place et recommencent. Jusqu’à la perfection. À la pause, il n’est pas rare d’entendre des mots comme « L-core », « legacy code » ou « Symfony » entre deux gorgées de café.

Voici le quotidien d’un développeur, chez Lydia.

Deux étages plus haut, l’équipe « Customer Care » (le service client de Lydia) est en pleine effervescence : ce sont les anges gardiens des 2,5 millions d’utilisateurs de Lydia. Ils sont là pour débloquer leurs comptes, répondre à toutes leurs questions et les aider à utiliser au mieux l’application. Et pour cela, ils ont besoin d’échanger entre eux, constamment. En traversant les bureaux, on entend parfois des murmures, comme « Dis, t’en penses quoi de ce ticket ? » ou encore « Quelqu’un sait ce que je dois répondre dans ce cas-là ? ». Les questions fusent, les réponses aussi. Les emails qui nécessitent une expertise particulière passent de main en main jusqu’à atteindre la personne qui lui apportera une réponse parfaite, et sur-mesure.

Une journée dans la peau d’un « Customer Care Specialist » !

Chacun est proactif et passionné par son sujet, et cela se ressent dans tous les échanges. Pas besoin de tendre l’oreille bien longtemps pour entendre une panoplie de mots barbares comme « L-card », « KYC », « MFP » ou « Kingdom » lancés à la volée dans la pièce.

Qu’on soit développeur, designer, membre du support, data scientist, business developer ou encore operations manager : chez Lydia, on parle tous la même langue, à base d’acronymes, de néologismes et d’anglicismes. Fort heureusement, tout ce jargon ne reste pas un mystère bien longtemps pour les néophytes. On s’y fait vite.

Tout comme le fait de tout écrire… en Anglais. Lydia est maintenant une start-up internationale, avec des équipes au Portugal, en Irlande et en Grande-Bretagne, alors chaque communication écrite en interne se fait exclusivement dans la langue de Shakespeare. On s’y habitue vite et au bout de quelques mois, cela devient presque une langue maternelle.

« KITCHEUUUNE !!! » 🍔

Le premier geste d’un collègue chez Lydia, c’est d’activer sur votre compte Slack (un réseau social interne) les notifications du canal #kitchen. Grâce à cette petite manipulation, vous êtes désormais au courant des plats préparés chaque midi dans la cuisine de Lydia.

10h47 : la première notification #kitchen de la journée arrive. Un vent de panique souffle sur l’open space. Tout le monde se passe le mot : « Tu t’es mis sur la kitcheuuuune ? ». 

Au menu, aujourd’hui ? « Chirashi de saumon et avocat sur son lit de riz poêlé ». Miam. Mieux vaut ne pas trainer pour s’y inscrire, car les places sont rares.

« Attends… Ça ressemble à quoi la kitchen ?! »

On le découvre aux alentours de 12h45, heure à laquelle tous les inscrits se retrouvent dans la cuisine. On pousse la porte, et là, on aperçoit notre « chef » du jour (un collègue qui s’est gentiment proposé) en train de découper un saumon en tranches et de faire cuire du riz pour une douzaine de personnes.

Pendant que nos chefs ajoutent leur touche finale aux plats, certains mettent les couverts. D’autres vont chercher un peu d’eau pétillante. La moitié du repas est remboursée par l’entreprise : ce qui nous incite à manger bio et local tous les midis.

12h45 : c’est l’heure de passer à table ! Miam.

Mais les déjeuners ne sont que la partie émergée de l’iceberg. Il y a aussi tous ces pains au chocolat en libre service quand on arrive le matin, ces glaces Magnum qu’on déguste au frais en pleine canicule, ou encore ces Kinders bueno qu’on savoure après avoir passé une après-midi à faire du support pour aider ses collègues.

Rien de tel qu’un bon pain au chocolat pour bien démarrer la journée :).

En fait Lydia, c’est le paradis de la nourriture. À chaque pause, on se régale, on discute, on se détend. Bref, on passe un bon moment.

Fini de manger ? Hop ! On range son assiette dans le lave-vaisselle, on boit son petit café, et c’est reparti.

Rio, « négo » et autres « brainstorming »

L’après-midi est chargée : à partir de 14 heures, les « meetings » sont plus nombreux, difficile d’obtenir l’une des quatre salles de réunion disponibles. La plupart du temps, on se retrouve dans la cuisine et on échange sur le projet en cours autour d’un café.

C’est l’une des particularités de Lydia : ici, on n’a pas peur de tout remettre en question. Pour chaque projet, fonctionnalité ou partenariat, on prend le temps de la réflexion, on échange, on débat, on pèse le pour et le contre, puis on se met immédiatement au travail. Dans une même journée, on peut aussi bien élaborer de grandes stratégies, qu’exécuter de petites tâches. Chacun est un peu un entrepreneur, à sa manière.

Pendant ce temps, sur Slack, les échanges fusent : Tommy nous écrit de Bali, où il s’apprête à aller profiter des vagues après une après-midi passée à coder. Depuis le Brésil, Amaury commence tout juste sa journée après une folle soirée à Rio. Pour se changer les idées, on fait un tour sur le canal #random, sur Slack. On y trouve de tout : des blagues, des photos absurdes, des phrases improbables, des messages d’anniversaire. En voici un petit extrait :

À gauche : Félix avec son café / À droite : la première version de l’app Lydia !

« Méca ? » 🍺🍹

On s’approche de la fin de la journée, les klaxons commencent à se faire entendre rue d’Aboukir, alors on ferme la fenêtre. Chacun travaille calmement devant son ordinateur. Tout le monde est très concentré. Et c’est dans ce décor de fin d’après-midi que le grand sondage du jour commence.

« Méca ? Méca ? Méca ? ».

Le son est lointain et machinal. Il se rapproche. Quelques secondes plus tard, ça y est, un membre du service utilisateurs de Lydia se tient droit devant nous : « MÉCA ?!! ». Impossible d’y échapper ni de répondre par la négative. Pas le choix. Ce soir, ce sera donc « Méca ». 

La « Méca », c’est le quartier général de Lydia. Le bar de référence. C’est là qu’on passe la plupart de notre temps hors du bureau. Toutes nos soirées, en fait. C’est là qu’on a fêté le millionième utilisateur, la Coupe du Monde et tous les événements d’importance. C’est aussi là qu’on peut avoir tous les derniers potins de l’entreprise. C’est l’endroit où l’on se dit tout, où l’on rigole de tout. 

Évidemment, toutes les consommations s’y paient en Lydia (on peut même gagner des bonus ! 💸). Le bar est toujours bondé, alors on finit généralement dans la rue. On échange, on rigole, on parle de Lydia, puis d’autre chose, puis on y revient. Et cela peut durer comme ça pendant des heures. Jusqu’à la fermeture. Et le lendemain, quand on retourne chez Lydia, la première question généralement, c’est… « T’es resté jusqu’à quelle heure à la Méca ? ». 

Alors en attendant la prochaine « Méca », on s’inscrit à la prochaine « kitchen ».

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