Découvert bancaire : tous les frais que vous allez payer

21 mars 2019

Bien qu’étant encadrés par la loi, les tarifs que les banques prélèvent à chaque découvert peuvent surprendre et même, dans certains cas, faire très mal au portefeuille. On vous explique comment fonctionnent ces frais. Si vous voulez savoir directement comment les éviter, cliquez ici.

Aller à la conclusion

Le découvert bancaire est sans doute la plus belle invention des banques : on peut continuer à dépenser normalement, avec notre carte bancaire, sans avoir d’argent sur notre compte. Les chiffres passent simplement en « négatif », ils deviennent tout rouges… Mais à première vue, rien de bloquant ni de vraiment effrayant.

Pourtant, on ne s’en rend pas forcément compte, mais quand on puise dans son découvert, on dépense de l’argent qui ne nous appartient pas : on vit donc à créditCela signifie que c’est notre banque qui nous prête de l’argent. Et tôt ou tard, il faudra rembourser cette somme… Avec des intérêts.

Qu’est-ce qu’un découvert « autorisé » ? 🤔

Lorsqu’on ouvre un compte bancaire, on signe un contrat. On accepte donc les tarifs et les conditions de notre banque. C’est à ce moment que la banque décide de notre découvert « autorisé », c’est-à-dire du montant maximum qu’elle accepte de nous prêter quand on n’a plus d’argent et qu’on veut continuer à dépenser.

Ce découvert autorisé est généralement de quelques centaines d’euros, et il est totalement négociable. Vous pouvez d’ailleurs, dès aujourd’hui, décrocher votre téléphone et demander à votre banque de l’augmenter. Mais, selon votre contrat, il se peut aussi que vous n’ayez tout simplement pas de découvert autorisé.

Admettons que mon découvert autorisé est de 500 € :

  • Si je suis à découvert de 300 €, je suis dans le cadre de mon découvert autorisé.
  • Si je suis à découvert de 700 €, je « dépasse » mon découvert autorisé de 200 €.

Cette nuance est importante, car les frais que la banque va prélever vont varier en fonction de l’état de votre découvert.

Les agios 📈

Ce sont à la fois les frais les plus simples à comprendre, et les plus difficiles à calculer. Les agios sont des intérêts que l’on doit payer à sa banque à chaque fois que l’on est à découvert (en plus des sommes dépensées).

Les agios dépendent de trois facteurs : le montant « emprunté », la durée pendant laquelle on a été à découvert et le taux « débiteur » que la banque prélève lors des découverts.

  • Si vous êtes dans le cadre de votre découvert autorisé, ces taux sont de 7 à 8% chez les banques en ligne (Boursorama, Fortuneo, Hello Bank!, ING) et de 16 à 18% chez les banques traditionnelles (La Banque Postale, BNP, Société Générale, Caisse d’épargne, Crédit Mutuel, etc).
  • Si vous dépassez votre découvert autorisé, la banque vous impose des agios à « taux majoré ». Vous êtes doublement pénalisé : ces taux montent à 16% chez les banques en ligne. Ils peuvent atteindre plus de 20% chez les banques traditionnelles.

Selon la somme et la durée du découvert, ces frais peuvent passer de quelques euros à plusieurs dizaines d’euros*.

On pourrait penser que c’est supportable. Mais malheureusement, plus on dépense, plus les frais deviennent importants. Et lorsqu’on dépasse son découvert autorisé, on franchit un nouveau palier.

Les « commissions d’intervention » 🏦

C’est à ce moment-là que les choses se compliquent. La banque commence à facturer des commissions d’intervention : des frais qui sont dûs à chaque fois qu’on fait un paiement au-delà de son autorisation de découvert.

Ces frais sont encadrés par la loi, mais les banques facturent en général le tarif maximal, soit :

  • 8 € de commission à chaque opération. Si vous faites 6 paiements au-delà de votre découvert autorisé, vous devez payer des frais fixes de 48€.
  • 80 € par mois maximum. Ainsi, sur un même mois, la banque ne pourra rien vous facturer au-delà de 10 paiements qui dépassent votre autorisation de découvert.

Seules certaines banques en ligne, comme ING, Hello Bank, Fortuneo ou Boursorama ne facturent pas de commissions d’intervention.

Les « lettres d’information » ✉️

Dans un monde normal, recevoir une lettre ne coûte rien. Pourtant, quand on commence à puiser dans son découvert, cela peut être très cher. Pour « informer », les banques facturent :

  • Une première lettre quand notre compte passe dans le rouge (donc quand notre solde est « créditeur ») : 13 € en moyenne
  • Une deuxième lettre de relance : cette fois-ci, plus de 20 € en moyenne.
  • Et, selon la banque, une lettre à chaque opération « anormale » (comme un chèque sans provision) : encore 13 € en moyenne.

Même si cela peut paraître indolore ou insignifiant, être à découvert peut rapidement coûter très cher (en moyenne 60 € par an pour chaque Français).

En continuant d’utiliser son compte normalement, un découvert de 1 000 € pendant deux mois peut coûter 230 €, en combinant les agios, les commissions d’intervention et les lettres d’information.

Comment éviter les frais de découvert 💪

Évidemment, on n’est jamais à découvert par choix. C’est en général le fruit d’une des deux situations suivantes :

  • Un manque d’organisation. On ne reçoit pas un virement à temps et une grosse dépense nous plonge dans le rouge.

ou…

  • Une difficulté dans la gestion de son argent. On ne parvient pas à limiter ses dépenses et on se retrouve à découvert.

Dans les deux cas, on ne reçoit ni appel ni e-mail de la part de sa banque : c’est seulement plusieurs jours ou semaines plus tard qu’on se rend compte qu’on est à découvert et qu’on va devoir payer des frais.

La meilleure solution pour ne pas se retrouver surpris et piégé par ces frais, c’est de reprendre le contrôle sur son compte et sur ses dépenses, de deux manières.

1. Bloquer les découverts ✋

La première solution est radicale : on peut aller voir son banquier et lui demander d’enlever notre autorisation de découvert sur le champ. S’il refuse, on peut utiliser un autre compte pour ses dépenses courantes, comme un compte Lydia. Ainsi, du jour au lendemain, plus de risques d’agios, de lettres d’information ou de commissions d’intervention. Mais si notre compte tombe à zéro, on ne peut plus payer.

2. Faire de petits prêts ponctuels 👛

Pour régler les dépenses urgentes, on peut avoir recours à de petits prêts personnels. Ils sont souvent bien moins chers que les frais de découvert. Et surtout, on sait exactement combien on va payer et pour combien de temps. Certains prêts sont même débloqués immédiatement : c’est le cas du Prêt Instantané de Lydia. Vous pouvez effectuer, en cliquant sur le lien suivant, une simulation de la somme que vous pouvez emprunter tout de suite avec le Prêt Instantané.

👉 En conclusion…

Si l’on veut éviter de payer des frais de découvert, la meilleure solution est sans doute d’allier ces deux approches et :

  • Disposer d’un compte qui ne permet pas de découvert pour ne plus jamais avoir de mauvaise surprise. Un compte courant comme celui de Lydia permet de recevoir de l’argent et de le dépenser partout. Aucun découvert n’est possible : il n’y aura jamais de mauvaise surprise.
  • Effectuer ponctuellement de petits prêts personnels lorsqu’on a des dépenses urgentes à régler. Avec son compte Lydia, on accède justement à la fonction de Prêt InstantanéOn peut emprunter entre 100 et 1 000 €en quelques clics, depuis son mobile. L’argent est utilisable immédiatement. Le prêt est remboursé en trois mois et son coût est clairement affiché avant l’emprunt.

Vous pouvez dès aujourd’hui faire une simulation de Prêt Instantané Lydia à ce lien. Vous saurez ainsi clairement combien vous pourrez emprunter et combien vous devrez rembourser.

Avec cette double-solution, chacun de ses paiements est débité instantanément, et on est sûr de ne plus jamais avoir de mauvaise surprise. Cela permet d’avoir une vue claire sur l’état de ses dépenses, en temps réel, tout en se permettant un petit Prêt Instantané lorsqu’on a une dépense exceptionnelle à faire.

Jusqu’à 1 000 € versés tout de suite.

Faire une simulationFaire une simulation

Pour calculer vos agios, il faut multiplier le taux débiteur par le montant de votre découvert et par la durée du découvert. Il faut ensuite diviser le tout par 365 (le nombre de jours dans l’année).

  • Si vous êtes à découvert de 100 € pendant trois mois avec un taux débiteur de 8%, vous devrez payer 2 € d’agios.
  • Si vous êtes à découvert de 1 000 € pendant trois mois, avec un taux de 8% pour les premiers 500 € (le montant de votre découvert autorisé) et un taux de 18 % pour les 500 € suivants (le montant du dépassement de découvert), vous devrez payer 32 € d’agios.

Cet article vous a été utile ? Découvrez ces quelques astuces pour sécuriser tous vos paiements sur Internet.


Comparatif des frais de commissions d’intervention, Cbanque, Mars 2019
Comparatif des frais de lettres d’information aux débiteurs, Cbanque, Mars 2019
Comparatif des taux de découverts autorisés et non autorisés, Cbanque, Mars 2019
LOI n° 2013–672 du 26 juillet 2013 de séparation et de régulation des activités bancaires, Légifrance, Mars 2019
60% des Français en dépassement de découvert au moins 1 fois par an, Panorabanques.com, Janvier 2019
Autorisation de découvert bancaire, Service Public, Mars 2019

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