LYDIA lève 3,6 millions d'euros supplémentaires. Pourquoi ?

3,6 millions d'euros, c'est beaucoup d'argent pour une jeune entreprise française sur un sujet aussi complexe et sur un secteur aussi apparemment inaccessible pour une startup que le paiement mobile. C'est même la plus grosse levée de fonds dans le secteur, en France.

Au printemps 2013, des business angels avaient investi 600 000 euros dans l’entreprise. Sans eux rien n'eût été possible. Ce sont des gens comme eux, audacieux, entrepreneurs dans l'âme, qui permettent à l’innovation française d’exister. Merci mille fois.

Aujourd'hui, trois investisseurs de renom et parfaitement complémentaires décident d'investir 3,6 millions d'euros supplémentaires dans l'aventure :

  • Le fonds de capital-risque XAnge (sans doute ce qui se fait de mieux en matière de Fintech en France)
  • Belcube, le véhicule d'investissement des fondateurs d'Ogone et de Tunz (le plus beau succès européen en matière de paiements électroniques de ces dix dernières années)
  • Le family-office de la famille Duval, présidé par Eric et Pauline Duval (l'un des grands succès hexagonaux privé de l'immobilier commercial, de ce fait grands connaisseurs du monde du retail).

C’est l’occasion rêvée pour moi de vous en dire plus sur LYDIA. Sa genèse et sa vision.

LYDIA n'est ni le prénom de ma femme, ni celui de ma fille, ni même celui de ma mère, idem pour Antoine.

Oui Lydia est un prénom féminin, mais c'est avant tout le nom d'un royaume, dont le dernier roi fut Cresus. Le royaume où fut frappée la plus ancienne pièce de monnaie connue, au 7ème siècle avant J.C. Une pièce d'electrum, un alliage naturel d'or et d'argent, que l'on trouvait abondamment dans le fleuve Pactole.

Les lydiens étaient de grands commerçants. Le troc qui prévalait à l'époque leur posait problème car il nécessitait parfois plusieurs transactions pour que chacun obtienne ce qui l'intéresse. Parfois même, les transactions n'avaient pas lieu faute de contrepartie adéquate.

Ils avaient compris, avant les autres, que leur prospérité nécessitait d'innover, de créer un outil d'échange simple, pratique et sûr. Un moyen de paiement universel, non pas géographiquement, mais en termes d'usage. Aussi bien valable pour payer un service, qu'un bien, quel que soit le statut des parties-prenantes de la transaction. Une solution qui garantirait l'aboutissement de toutes les transactions. Ils inventèrent la monnaie.

Après 27 siècles de sophistication, nous sommes dans la situation incroyable où plus aucun moyen de paiement n'est universel, même si certains peuvent être utilisés quasiment partout dans le monde. En effet, je ne peux pas rembourser Antoine avec ma carte bancaire et il est assez peu probable qu'Amazon.fr me livre si j'introduis des billets dans mon ordinateur. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les échanges et l'économie s'en trouvent affectés.

Il est temps à nouveau d'innover et de redonner, aux échanges, la fluidité qui leur est nécessaire. Et comme les lydiens, nous avons choisi de faire avec ce qui était à portée de main, en l'occurrence les smartphones.

Cette fois-ci il n'est pas question de créer un nouveau moyen de paiement, il en existe déjà trop, mais de créer un mode de paiement :

  • Simple, pratique et sûr
  • Qui me donne un accès permanent à mon argent et permettra à toute personne d'accepter cet argent, en quelques secondes
  • Qui réponde à de vraies problématiques quotidiennes, qu'il me faille rembourser Antoine, régler mon médecin, payer dans un taxi, au restaurant, au supermarché ou dans mon application préférée
  • En phase avec son époque, ancré au cœur de la révolution cloud/mobile

C'est cette ambition immense qui a été à l'origine de la création de LYDIA, en septembre 2011. C'est elle qui a permis, à une équipe extraordinaire, de lancer la meilleure solution de paiement mobile au monde, en juillet 2013. C'est elle qui fait que chaque jour vous êtes des centaines à adopter LYDIA et que des enseignes de premier plan rejoignent désormais les 1700 professionnels indépendants qui acceptent déjà LYDIA.

Un jour, peut-être, on dira "je te fais un lydia" comme on dit "passe moi un kleenex" et nous aurons alors atteint notre objectif, faire de Lydia un nom commun. D'ici là, nous allons continuer à travailler dur, à recruter les meilleurs talents qui soient pour développer la solution de paiement la plus proche de vous. Merci à nos actionnaires de nous en donner les moyens.

Ce n'est que le début.

Cyril Chiche