Lydia lance une carte



C’est une grande nouvelle. Probablement l’annonce la plus importante depuis le lancement de l’application, en juillet 2013. Lydia lance une carte MasterCard internationale connectée à votre mobile

Nous sommes particulièrement sensibles aux milliers de commentaires positifs que nos utilisateurs écrivent à propos de l’application, et du service client, depuis trois ans. C’est notre plus belle récompense et un puissant moteur. Il y a néanmoins une remarque qui revient régulièrement : « Pourquoi ne puis-je pas utiliser Lydia chez tous les commerçants ? » C’est évidemment une immense preuve de confiance, mais aussi un défi qui a fini par nous obséder. 

La carte Lydia est notre réponse à ce défi. 

Pourquoi faire une carte plastique ? 

La première question de mon fils quand je lui ai annoncé que nous songions à faire une carte de paiement physique Lydia a été, comme souvent, directe : « Pourquoi vous voulez faire ça ? C'est un peu revenir en arrière, non ? »
Cette question allait revenir dans la bouche de nombreuses personnes au fil des mois. 

Voici la réponse brute : c’est le moyen le plus efficace de tenir l’une des promesses clés que nous avions faite à nos utilisateurs, rendre l’utilisation de Lydia véritablement universelle.

Trois options se présentaient à nous pour relever ce défi :
  • L’utopique : embaucher une armée de commerciaux, à travers le globe, pour faire évoluer, en moins de 24 mois les mentalités et les systèmes de caisse des commerçants de plus de 200 pays. Sans oublier les joies réglementaires qui vont avec un tel plan
  • La technoptimiste : intégrer une fonctionnalité de paiement NFC dans l’application en se disant que l’on pourrait bientôt payer sans contact partout. Tout le monde aimerait y croire, mais ce serait avoir une vue très restreinte de la notion d‘universalité
  • La pragmatique : lancer une carte MasterCard internationale, connectée au compte Lydia, grâce au mobile de l’utilisateur. Un réseau de 36 millions de points d’acceptation, dans 210 pays, quelle que soit la devise, dès le premier jour

Nous avons choisi la troisième option, d’abord pour des questions de temps, mais aussi parce qu’elle n’est absolument pas incompatible avec la seconde, au contraire même. 
Nous venions d’ouvrir la boîte de Pandore... 

Repenser la carte, en profondeur 

Il n’était pas question de faire une carte comme les autres, une carte de plus. 
Nous avons commencé par lister tous les désagréments que nous avions vécus avec notre carte bancaire. Nous voulions concevoir un produit qui nous ressemble, clair, ouvert sur le monde, et connecté. 

Les cartes bancaires sont contrôlées par des systèmes informatiques auxquels l’utilisateur et parfois même le conseiller n’a pas d’accès direct. La carte Lydia sera différente. Définir les plafonds, activer/désactiver les fonctionnalités (paiement en ligne, sans contact, à l’étranger), changer le code PIN ou même bloquer la carte, tout se fera depuis l’application Lydia, en un clic. Plus besoin de demander à son conseiller.

Il en va de même pour l’instantanéité, si chère aux utilisateurs de l’application. Avec la carte Lydia tout sera instantané, le changement des réglages bien évidemment, mais aussi les reçus de paiements sous forme de notification, et surtout l’argent. Envoyé une seconde plus tôt, vous pouvez le dépenser, avec votre carte, dans l’un des 36 millions de points d’acceptation du réseau MasterCard à travers le monde. 

Enfin, comme nous n’aimons pas les mauvaises surprises et que la carte Lydia est connectée au compte Lydia, impossible de passer en négatif et donc de voir apparaître des commissions d’intervention pour découvert. Idem pour le coût de la carte et de son fonctionnement. Le tarif est clair et tout est inclus, dans la mesure d’un usage raisonnable. 


Comment définir le prix de la carte et quoi mettre dedans ?

Voilà probablement un des sujets qui a le plus agité nos cerveaux. 

Nous voulions une carte accessible au plus grand nombre, sans compromis au niveau fonctionnel, avec un tarif unique et juste pour nos utilisateurs, mais aussi raisonnable pour Lydia et ses partenaires. 

Le résultat est là : 10€ pour obtenir la carte (fabrication et expédition), puis un forfait à 3,99€/mois, tout inclus. Pas de frais de retrait au distributeur, de rechargement ou de transactions à l’étranger. 

Pour assurer cet équilibre, nous avons mis en place dès le début un principe d’utilisation équitable (fair use), qui permet au plus grand nombre d’utiliser sa carte Lydia, au quotidien, sans se poser de questions. Pour ceux qui ont des usages spécifiques, une tarification au-delà du fair-use est prévue. 

Mais vous allez devenir une banque ?!

La réponse n’est pas simple, elle dépend grandement de ce que l’on entend par « une banque ». 

La réponse est clairement “non”. 
Une banque de détail gère, en interne, toute la chaine de l’argent : le dépôt, l’épargne, le crédit. Sa principale source de revenus est d’ailleurs la transformation de l’épargne en crédit. Ce n'est pas notre métier. 

Lydia est une entreprise technologique dont l’objectif est d’offrir à ses utilisateurs le meilleur moyen d’accéder à leur argent et d’en disposer le plus librement possible, dans le respect de la loi et de la réglementation française et européenne. 

Les banques sont nos partenaires et nous nous appuyons sur elles, ainsi que sur un ensemble de prestataires français de premier ordre, pour conserver, déplacer et garantir les fonds de nos utilisateurs. C’est une question réglementaire évidemment mais aussi un choix stratégique qui nous guide depuis le premier jour.

Soyez rassurés donc, nous resterons nous-mêmes. Fidèles à ces valeurs qui nous valent d'avoir, chaque jour un peu plus, votre confiance et celle de centaines de milliers de français. 

Cyril Chiche

P.-S. : La carte Lydia existe en bleu nuit ou en bleu boréal — Cliquez ici pour réserver la vôtre maintenant