La carte Lydia : une carte sans banque

Cet article est le premier d’une série de publications sur la carte Lydia. Nous travaillons sur la carte Lydia depuis plusieurs mois, mais nous cherchions un moyen de payer avec Lydia partout dans le monde depuis bien plus longtemps que ça. Or c’est exactement ce que notre carte permet enfin de faire, puisqu’elle est acceptée partout, comme toutes les cartes MasterCard. Dit autrement, avec la carte Lydia, nous prolongeons la vocation initiale de Lydia par d’autres moyens.

Dans les semaines qui viennent, nous allons vous présenter les grandes idées qui nous ont conduit à concevoir une carte de paiement. Nous lèverons aussi le rideau sur quelques unes des prochaines fonctionnalités dont la carte sera dotée.

Pas de banque ? Pas de problème

La première idée que nous tenions à vous présenter est sans doute la plus importante, elle constitue la raison d’être de la carte Lydia et elle se formule ainsi : ne plus dépendre d’une banque pour les paiements du quotidien. Avec la carte Lydia, votre compte Lydia devient votre compte courant. C’est là que se trouve l’argent que vous pouvez dépenser chaque jour.

Pourquoi ne plus vouloir dépendre d’une banque pour les paiements de tous les jours ?

À cela deux raisons :

  1. En finir avec les frais cachés prélevés par les banques ;
  2. Contourner les lenteurs des virements bancaires.

Argent trop cher

Si vous vivez en France et que vous avez un compte en banque, vous avez sans doute remarqué que votre quotidien est fait de paiements ; paiements qui ajoutent ou enlèvent de l’argent sur votre compte courant.

Chaque mois, votre employeur vous verse votre salaire, ce faisant il ajoute de l’argent sur votre compte. À l’inverse, quand vous passez à la caisse du supermarché, le paiement que vous y effectuez tape dans votre compte, pour y prélever de l’argent.

En somme, votre compte courant ressemble à un coffre fort, dans lequel de l’argent entre et sort, au gré des paiements. Ces paiements prennent parfois la forme de virements, lorsque vous recevez de l’argent ; ou de transactions par carte bancaire, lorsque vous en dépensez.

La carte bancaire n’est donc rien de plus qu’un moyen d’accéder à votre argent, l’argent de votre compte courant, l’argent que vous pouvez dépenser comme vous l’entendez. Jusqu’ici, tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles.

Là où le bât blesse, c’est quand les banques qui hébergent votre compte courant se mettent à vous faire payer l’utilisation que vous faites de votre argent. Vous voulez effectuer un achat à l’étranger ? Vous allez devoir payer des frais supplémentaires. Vous souhaitez bloquer votre carte par mesure de sécurité ? Vous allez devoir payer des frais supplémentaires. Vous avez le malheur de dépenser un peu plus que la somme présente sur votre compte ? On vous laisse faire, mais vous allez devoir payer des frais supplémentaires. L’intérêt a plus de part que la bienveillance aux largesses qu’accordent les banques.

Au bout du compte, vous ne savez jamais vraiment sur quel pied danser avec votre banque. Les règles du jeu ne sont pas claires, rien n’est vraiment transparent. Votre banque a certes mis en place des limites, mais vous ne les découvrez que lorsque vous en faites les frais, lorsqu’il est trop tard.

Nous avons créé la carte Lydia pour changer, non pas le jeu, mais les règles du jeu. Avec la carte Lydia, vous disposez d’un moyen de paiement dont le prix ne dépend pas de l’utilisation que vous en faites. Vous savez d’emblée que la carte Lydia vous coûte 3,99 € par mois. Les dépenses que vous faites ensuite ne regardent que vous, elles n’ont pas d’influence sur le prix de votre abonnement mensuel — sauf si vous y allez un peu fort et que vous dépassez certains seuils.

Argent trop lent

En plus des frais cachés qui tombent à l’improviste, les banques sont aussi la source d’une autre frustration : la lenteur des virements. Les comptes en banque servent à alimenter des cartes bancaires ordinaires. Tant que votre compte courant est bien pourvu, tout va bien, la lenteur des virements n’est pas si pénalisante que ça.

Mais que se passe-t-il si vous êtes à sec et que vous devez acheter un billet de train pour partir dans l’heure ? Brûler le dur n’est plus à la mode et vous ne tenez pas à creuser davantage votre découvert — vous seriez sans doute assommé par de nouveaux frais cachés. Vous ne tenez pas nous plus à attendre trois jours que le virement effectué par vos proches daigne apparaître sur votre compte.

Alors que faire ? Réponse : demander à un proche de vous faire un Lydia et utiliser de suite l’argent pour payer votre billet de train avec la carte Lydia. À chaque fois que vous payez avec votre carte Lydia, la carte va se servir dans votre compte Lydia, pas dans votre compte en banque. Ce fonctionnement en circuit court, qui saute la case banque, vous permet de recevoir immédiatement l’argent qu’on vous envoie et de l’utiliser dans le même temps.

L’instantanéité est notre métier. Avec la carte Lydia, nous ne faisons qu’étendre cette instantanéité aux comptes courants. L’instantanéité n’est pas le métier des banques. Le métier des banques, c’est le long terme, c’est le crédit, c’est le placement, c’est l’épargne, pas le compte courant.

Voilà pourquoi la carte Lydia est reliée à votre compte Lydia, et non pas à votre compte bancaire : pour que vous puissiez disposer de votre argent sans attendre pendant des lustres.

Sans banque et sans reproches

La carte Lydia est un moyen de paiement. Fournir un moyen de paiement a un coût. Nous avons choisi de facturer ce coût, plutôt que de nous rattraper en prélevant des frais cachés dans votre dos. Moyennant 3,99 €/mois, n’importe qui peut bénéficier d’une carte Lydia, pour payer et retirer de l’argent partout dans le monde, sans frais supplémentaires. Tout est clair, d’entrée de jeu.

Les banques qui facturent des moyens de paiement sur mesure à des clients triés sur le volet ont encore de beaux jours devant elles ; il n’est pas question de le nier. Nous avons simplement jugé utile de proposer une autre voie, à notre modeste échelle, une voie qui puisse convenir à tous, pour tous, et partout.

C’est pour en finir avec les lenteurs bancaires et les frais cachés que nous avons lancé une carte sans banque ; et cette carte, c’est la carte Lydia.