2015 @Lydia

Au 1er janvier 2015 Lydia était une équipe de 10, 50 000 personnes nous faisaient confiance et nous étions très fiers que ce nombre augmente de 150 nouvelles personnes, chaque jour. 

A la fin de l’année 2015, l'équipe a doublé, nos services comptent 230 000 utilisateurs, 1000 de plus chaque jour. Les volumes de transactions traités par nos systèmes ont été multipliés par 7 entre décembre 2014 et décembre 2015. Cela fait de Lydia l’un des acteurs majeurs du paiement mobile en France.

A plus d’un titre, 2015 aura donc été une année extraordinaire et je voulais partager ici certains éléments qui expliquent cette transformation.

Tout d’abord il y a la vision qui a conduit à la création de Lydia. D’ici à 2030 les échanges monétaires par chèque ou espèces sembleront appartenir à l’antiquité. Et pourtant, ils constituent encore en Europe, plus de 60% du nombre des transactions. Les gouvernements, les banques et les grands commerçants détestent ces moyens de paiement et je ne connais personne qui aime aller au distributeur ou déposer un chèque à la banque. J’en ai un qui date de mai 2015 dans mon portefeuille ! Alors pourquoi un tel paradoxe ? La réponse est simple, dans la plupart des cas les alternatives sont inadaptées ou simplement inexistantes. Le temps est donc venu de créer un nouveau mode d’échange monétaire. Un système simple, fluide, et universel. En résumé une plate-forme, qui s’appuie sur les technologies cloud et mobile, et qui rend possible la digitalisation de tous les paiements. Puisque la technologie et la réglementation le permettent, pourquoi attendre ?

Puis il y a une équipe incroyable qui chaque jour, met en oeuvre cette vision avec une intensité et une passion que je n’avais jamais vues, dans une entreprise, auparavant. Elle  déplace les montagnes, bouge les lignes, change le référentiel du possible en matière d’échanges monétaires en France. Une équipe de super héros qui ne prennent rien pour acquis et réussissent là où les plus grands, les plus riches échouent, à vous offrir une expérience de paiement digital véritablement pertinente et agréable.  

Chacun de mes collaborateurs, quel que soit son rôle, accorde une importance obsessionnelle à la création de cette expérience unique, de l’inscription au service client, pour qu’à chaque étape de l’utilisation de Lydia vous vous disiez que ce que nous vous offrons est au moins dix fois mieux que les options traditionnelles.

Je ne connais pas à ce jour une autre solution me permettant, avec une seule et même interface, de rembourser un ami, régler ma course de taxi, commander des sushis en ligne et payer une baby-sitter. Et pourtant j’ai eu besoin des quatre dans la même soirée pour le réveillon de la Saint-Sylvestre et ceux que j'ai payés avaient besoin d‘une solution simple et efficace d’encaissement qui ne pouvait pas être un terminal de carte bancaire.

Votre fidélité à nos services (50% des personnes ayant utilisé Lydia continuent de le faire plus d’un an après leur inscription), votre usage toujours plus fréquent et vos commentaires nombreux et élogieux sur les réseaux sociaux comme sur les stores d’applications sont autant de preuves qu’en 2015, plus que jamais, nous avons avancé dans le bon sens. Le sens de l’histoire.

Le choix du célèbre magazine Wired de classer Lydia parmi les 100 startups les plus “hot” d’Europe, en septembre; celui du Ministre des Finances Michel Sapin, de venir dans nos bureaux annoncer la nouvelle stratégie de la France en matière de moyens de paiement en octobre et celui d’Apple de mettre en avant l’application Lydia dans l’AppStore pendant les deux semaines des fêtes de fin d’année sont également des symboles forts de cette ascension.

Et pourtant ce n’est que le début du chemin, la tâche est immense, notre ambition de changer, pour toujours, la manière dont nous échangeons de l’argent l’est autant. Après quelques jours de repos, nous démarrons cette nouvelle année avec trois grands défis : Obtenir la confiance d’1 million de français, ouvrir les services Lydia dans plusieurs autres pays européens et faire de Lydia la meilleure plate-forme de paiement digital d’Europe.

Cyril Chiche

LYDIA lève 3,6 millions d'euros supplémentaires. Pourquoi ?

3,6 millions d'euros, c'est beaucoup d'argent pour une jeune entreprise française sur un sujet aussi complexe et sur un secteur aussi apparemment inaccessible pour une startup que le paiement mobile. C'est même la plus grosse levée de fonds dans le secteur, en France.

Au printemps 2013, des business angels avaient investi 600 000 euros dans l’entreprise. Sans eux rien n'eût été possible. Ce sont des gens comme eux, audacieux, entrepreneurs dans l'âme, qui permettent à l’innovation française d’exister. Merci mille fois.

Aujourd'hui, trois investisseurs de renom et parfaitement complémentaires décident d'investir 3,6 millions d'euros supplémentaires dans l'aventure :

  • Le fonds de capital-risque XAnge (sans doute ce qui se fait de mieux en matière de Fintech en France)
  • Belcube, le véhicule d'investissement des fondateurs d'Ogone et de Tunz (le plus beau succès européen en matière de paiements électroniques de ces dix dernières années)
  • Le family-office de la famille Duval, présidé par Eric et Pauline Duval (l'un des grands succès hexagonaux privé de l'immobilier commercial, de ce fait grands connaisseurs du monde du retail).

C’est l’occasion rêvée pour moi de vous en dire plus sur LYDIA. Sa genèse et sa vision.

LYDIA n'est ni le prénom de ma femme, ni celui de ma fille, ni même celui de ma mère, idem pour Antoine.

Oui Lydia est un prénom féminin, mais c'est avant tout le nom d'un royaume, dont le dernier roi fut Cresus. Le royaume où fut frappée la plus ancienne pièce de monnaie connue, au 7ème siècle avant J.C. Une pièce d'electrum, un alliage naturel d'or et d'argent, que l'on trouvait abondamment dans le fleuve Pactole.

Les lydiens étaient de grands commerçants. Le troc qui prévalait à l'époque leur posait problème car il nécessitait parfois plusieurs transactions pour que chacun obtienne ce qui l'intéresse. Parfois même, les transactions n'avaient pas lieu faute de contrepartie adéquate.

Ils avaient compris, avant les autres, que leur prospérité nécessitait d'innover, de créer un outil d'échange simple, pratique et sûr. Un moyen de paiement universel, non pas géographiquement, mais en termes d'usage. Aussi bien valable pour payer un service, qu'un bien, quel que soit le statut des parties-prenantes de la transaction. Une solution qui garantirait l'aboutissement de toutes les transactions. Ils inventèrent la monnaie.

Après 27 siècles de sophistication, nous sommes dans la situation incroyable où plus aucun moyen de paiement n'est universel, même si certains peuvent être utilisés quasiment partout dans le monde. En effet, je ne peux pas rembourser Antoine avec ma carte bancaire et il est assez peu probable qu'Amazon.fr me livre si j'introduis des billets dans mon ordinateur. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, les échanges et l'économie s'en trouvent affectés.

Il est temps à nouveau d'innover et de redonner, aux échanges, la fluidité qui leur est nécessaire. Et comme les lydiens, nous avons choisi de faire avec ce qui était à portée de main, en l'occurrence les smartphones.

Cette fois-ci il n'est pas question de créer un nouveau moyen de paiement, il en existe déjà trop, mais de créer un mode de paiement :

  • Simple, pratique et sûr
  • Qui me donne un accès permanent à mon argent et permettra à toute personne d'accepter cet argent, en quelques secondes
  • Qui réponde à de vraies problématiques quotidiennes, qu'il me faille rembourser Antoine, régler mon médecin, payer dans un taxi, au restaurant, au supermarché ou dans mon application préférée
  • En phase avec son époque, ancré au cœur de la révolution cloud/mobile

C'est cette ambition immense qui a été à l'origine de la création de LYDIA, en septembre 2011. C'est elle qui a permis, à une équipe extraordinaire, de lancer la meilleure solution de paiement mobile au monde, en juillet 2013. C'est elle qui fait que chaque jour vous êtes des centaines à adopter LYDIA et que des enseignes de premier plan rejoignent désormais les 1700 professionnels indépendants qui acceptent déjà LYDIA.

Un jour, peut-être, on dira "je te fais un lydia" comme on dit "passe moi un kleenex" et nous aurons alors atteint notre objectif, faire de Lydia un nom commun. D'ici là, nous allons continuer à travailler dur, à recruter les meilleurs talents qui soient pour développer la solution de paiement la plus proche de vous. Merci à nos actionnaires de nous en donner les moyens.

Ce n'est que le début.

Cyril Chiche

Le paiement sans contact par Bluetooth Low Energy

Nous avions choisi le QR code pour ses qualités pratiques et universelles, à l'époque, en sachant qu'un jour viendrait où une autre technologie permettrait d'aller encore plus vite. L’objectif étant de communiquer l'information de paiement entre deux téléphones le plus simplement possible. Et bien ce jour est peut être arrivé. Un an seulement après le lancement de LYDIA.

Cette nouvelle technique est le Bluetooth Low Energy (BLE). C'est une évolution du Bluetooth qui est moins gourmande en énergie et qui ne nécessite pas d'apérage entre les appareils. Les experts lui promettent un bel avenir. Et puisqu'elle est disponible sur la plupart des smartphones nouvelle génération (contrairement au NFC), nous avons décidé de lui donner sa chance. Après deux semaines de tests, nous avons été bluffé par son efficacité. D'un simple clic, sans fil, et même sans connexion à Internet, le payeur peut envoyer son paiement à une personne situé dans un rayon de 10 mètres.


Rapide et simple à utiliser, cette nouvelle façon de payer pourrait remplacer le paiement par QR code dans les mois à venir. Nous l'avons intégré, en option, dans la dernière mise à jour qui est sortie aujourd'hui, sur iPhone (mise à jour 4.4) et Android (mise à jour 3.7).
LYDIA est ainsi la première application de paiement mobile par BLE, cross-OS. Cette innovation est possible grâce au travail de Frédéric Scharly et Simon Watiau.

Mais avant d'aller plus loin, notre exigence de qualité nous impose une période d'essais. Pour la première fois depuis la création de LYDIA, nous vous proposons d'y participer.

Comment ? 

  1. Cliquez sur le bouton "Payer par Bluetooth" qui est sur la page du QR code ou du scanner, puis activez le Bluetooth de votre iPhone 
  2. Les personnes qui peuvent recevoir un paiement LYDIA autour de vous, par Bluetooth, s'affichent alors dans une liste sous le QR code, si vous êtes le payeur. Si vous encaissez, vous n'avez rien d'autre à faire.
  3. Choisissez le destinataire du paiement pour régler sans contact en cliquant sur "Envoyer", à côté de son prénom.
Peu de professionnels devraient l'activer dans les premières semaines, mais vous pouvez faire un échange de 1€ avec un(e) ami(e), dès maintenant, pour essayer.

Si vous vous demandez si le Bluetooth va vider la batterie de votre téléphone, la réponse est non, ou très peu. Le Bluetooth Low Energy, que LYDIA utilise, est une version 10x plus économe en batterie que le Bluetooth classique. Il a été conçu justement pour que vous n’ayez plus peur de le laisser toujours activé.  

Limites du Bluetooth

Le BLE est supporté par les iPhone 4S et supérieurs et sur les smartphones haut de gamme sous Android 4.3 ou supérieurs (voir la liste), ce qui ne représente pas encore la majorité des appareils en circulation. Et ceux qui en sont équipés sont encore peu nombreux à activer le Bluetooth en permanence.

Ensuite, Google ne nous permet pas encore d'offrir à nos utilisateurs sous Android l'encaissement des paiements par Bluetooth. Les Samsung, HTC et autres Nexus peuvent donc utiliser le Bluetooth pour régler un iPhone mais ils ne pourront pas encaisser autrement qu'en scannant un QR code. Nous devrions néanmoins pouvoir y remédier bientôt. En effet, la communauté des développeurs réclame l'amélioration des fonctionnalités du BLE depuis longtemps et Google ne devrait pas tarder à les écouter.

Pour finir, le BLE est parfois instable après plusieurs connections sur Android 4.3 et il y a régulièrement des bugs de connexion lors de communications entre un appareil sous Android et un autre sous iOS.

Pour toutes ces raisons, nous préférons proposer cette fonctionnalité, en option, à ceux qui voudraient l'essayer, en espérant pouvoir la stabiliser rapidement, pour en faire le moyen de communication de base de LYDIA.